Communauté Nahua – Sierra Nord du Puebla

nahua

La communauté Nahuat a une population qui est divisée en différentes zones géographiques du Mexique. Chaque communauté Nahua a des différences de comportement social, d’habillement et de traditions. C’est pourquoi nous décrirons les communautés qui habitent la Sierra Norte de Puebla, d’où provient le collectif Mazatzin Textiles.

Communauté Nahua Sierra Norte de Puebla

Pour la communauté Nahua de la Sierra, la langue, en particulier le nahuatl ou le mexicain, est l’un des éléments importants liés à son identité Elle reste d’ailleurs la langue maternelle principale dans cette région. L’identité de la communauté locale est la première référence pour la distinction des groupes qui vivent dans d’autres communautés. Dans cette région rurale, la tradition orale prédomine et, à travers elle, la mémoire de la population est conservée pour soutenir son identité.

EMPLACEMENT

La communauté Nahua vit dans le nord de la Sierra de Puebla dans ces municipalités: Huauchinango, Xicotepec, Pahuatlán, Zacatlán, Chignahuapan, Tetela de Ocampo, Zacapoaxtla, Cuetzalan del Progreso, Teziutlán, Zaragoza, Zihuateutla et Tlatlauquec.

CARACTERISTIQUES

En plus de vivre avec les groupes métis résidant dans les centres de gouvernement, les peuples autochtones de leurs communautés luttent pour maintenir leurs traditions. Ils doivent faire face à des enseignants, des prêtres, des marchands, des représentants du gouvernement, des médecins, qui arrivent avec l’idée de montrer aux peuples autochtones à quoi ressemble la “modernité”. Cette inégalité encouragé les peuples autochtones à former des organisations ethniques, afin de revendiquer leur IDENTITÉ, soutenue par la défense de leurs droits autochtones, et de conserver ainsi leur mémoire historique à travers la collecte de mythes et de récits en Langue nahuatl.

COÛTUMES

La Cosmogonie des Nahuas de Cuetzalan: le monde dans lequel se développe l’existence de l’homme, avec tout ce qui l’entoure, est appelé cemanahuac, ce qui signifie littéralement “ce qui est entouré par les eaux”, terme qui est associé à deux autres: talticpac: “au bord de la terre”, et talmanic: “sur la terre plate qui s’étend”. Par conséquent, l’idée dominante chez les Nahuas est que le cosmos est une surface plate et finie, au-dessus et en dessous de laquelle se trouvent les deux autres plans: le ciel, ilhuicac et le monde souterrain, talocan.

Cette notion est également représentée dans l’espace domestique où le poêle domestique: le comal est considéré comme la surface de la terre, sur laquelle se trouve le ciel. Le feu qui cuit la nourriture, représente le monde souterrain et se réfère métaphoriquement à l’espace où le soleil nocturne fait son voyage quotidien. C’est ainsi que ce «soleil», qui transforme les aliments pour que l’homme puisse se nourrir, possède son équivalent le soleil de jour, car grâce à sa chaleur, engendrée par les rayons du soleil, il favorise la croissance et la maturation des plants de maïs pour que l’homme puisse se nourrir. De leur côté, les trois pierres qui soutiennent le comal, appelées tenamaztle, représentent les poteaux qui soutiennent le monde.

Ils considèrent leur environnement comme un espace vivant dans lequel cohabite hommes, animaux et plantes, ainsi qu’une diversité d’entités extrahumaines (divinités, mais aussi êtres surnaturels).

TRADITIONS

Chaque communauté a un saint patron qu’elle célèbre. Par conséquent, la fête patronale exprime le caractère unique de la culture communautaire, car elle est structurée sur la base de la «coutume» et de la tradition locale. Dans la région, il existe un système de fêtes structuré autour du saint patron et des principales célébrations du calendrier liturgique catholique.

Ces fêtes marquent les différentes époques et le début d’un nouveau cycle comme par exemple à Pâques. En raison de leur lien avec les cycles agricoles, les fêtes débordent les espaces chrétiens en dépassant les saisons liturgiques. De plus, les festivals représentent un instrument de cohésion sociale, fondés sur un objectif commun : la célébration de l’intendance. Lors de ces festivals, la musique et la danse ne peuvent pas être absentes: la danse est un moyen d’expression, car à travers elle, c’est les relations que les danseurs entretiennent avec l’environnement qui sont exprimées. La danse fait partie d’un rituel qui implique d’autres actions, en plus d’être chargée de signification symbolique.

Les danses traditionnelles les plus importantes de la région sont: “los Santiagueros”, “Negritos”, “Toreadores”, “Acatlaxquis”, “Voladores”, “Segadores”, “Tejoneros” et “Cuezalime” ou “Quetzales”.

Enfin, une tradition importante au sein de la communauté, puisqu’elle définit et perpétue son identité, est le tissage des textiles. L’habillement pour les groupes autochtones est également un moyen d’expression culturelle. Un moyen de souligner l’appartenance à un groupe et, dans certaines communautés, il est distinctif du rang et du statut du porteur. Les dessins expriment une symbolique qui fait référence à la vision du monde. Le vêtement féminin, qui est le plus répandu, est constitué de couleurs qui varient selon chaque communauté. Ce vêtement est confectionné à l’aide de laine et de coton. La ceinture est confectionnée sur un métier à tisser dont le design et les couleurs identifient chaque communauté. Le chemisier brodé et quexquemitl / huipil, comme on l’appelle dans la région de Cuetzalan complètent avec le châle les vêtements traditionnellement portés par les femmes.

 Le collectif Mazatzin Textiles est originaire de la ville de Cuetzalan del Progreso dans l’état de Puebla, vous trouverez leur pièces dans la boutique solidaire.